À la lumière d’un avis émis par le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) qui soutient qu’un moratoire sans compensation est possible et du fait que les risques pour la santé, la sécurité et l’environnement sont bien réels, le groupe MCN21 estime que la solution économiquement et socialement responsable consisterait à :
imposer un moratoire pour la durée de l’étude de l’EPA
ce que des experts d’ici suivent et collaborent à ce processus
ce qu’un projet pilote québécois d’exploration soit réalisé et supervisé par des experts indépendants pendant la durée de l’étude américaine
« Cette façon économiquement responsable d’agir nous permettrait de sauver beaucoup de frais non seulement en décrétant un moratoire qui soustrait l’état à toute poursuite éventuelle, mais aussi en aval car nous pourrions éviter des coûts prohibitifs si nous laissons s’établir une industrie sans avoir mis en place des balises préventives crédibles.
Ainsi, les coûts de réhabilitation des milieux dégradés par l’exploration des gaz de schistes, en plus des dédommagements à verser aux parties lésées pour la restauration de leur milieu et la perte de valeur pour les propriétés affectées, pourraient devenir importants pour la collectivité québécoise » de souligner Daniel Breton, président du groupe MCN21.