MCN21 : Maîtres chez nous - 21e siècle

Introduction

vendredi 27 mars 2009, par Daniel R. Breton

« Ce que j’ai fait, je l’ai fait parce que je croyais que c’était nécessaire de le faire à ce moment là. » – Yvon Deschamps

1962, L’année où naissait un projet de société qui changerait le cours de l’histoire du Québec. Ce projet, imaginé des années auparavant par des visionnaires tels que Adélard Godbout, Jean Lesage et René Lévesque se nommait Maîtres chez nous.

Le qualificatif n’est pas anodin.

Expliqué simplement, le projet Maîtres chez nous était celui de la nationalisation de l’électricité. Voilà, c’est tout.

En fait, c’était bien plus que ça.

Le projet de nationalisation de l’électricité, inspiré d’autres initiatives du même type tentées ailleurs avec succès, avait pour but de donner aux gens du Québec un outil d’émancipation économique et démocratique via la prise de contrôle par l’État québécois du développement énergétique. On créerait des emplois, de la richesse et une base industrielle par et pour les gens du Québec. Fini le temps où nous n’étions que des employés de patrons étrangers. Fini le temps où nous n’étions que des locataires sur notre propre territoire. Nous serions enfin Maîtres chez nous !

Une des phrases les plus importantes que répétera sans cesse René Lévesque lors de la promotion de ce projet était : « On est capable ! »

Cette phrase, répétée comme un mantra, révélait à quel point à cette époque les Québécoises et les Québécois n’avaient qu’une piètre opinion d’eux-mêmes. Peu osaient même croire que nous étions en effet capable. Rappelons-nous qu’à peine sept ans auparavant, en 1955, avait eu lieu la fameuse émeute du forum, où des gens se soulevaient en guise de révolte face à l’injustice que leur héros national vivait.

Nous étions tannés de nous faire écraser, d’être des perdants, de nous faire traiter de haut et Maurice Richard fut un de ceux qui nous montrera la voie. Par ses actions plutôt que ses paroles, il nous aura fait comprendre qu’en effet : « On est capable ! »

Et en effet, nous sommes capables.

Lorsque j’étais jeune, j’avais une admiration sans borne pour Jean Béliveau, puis à sa retraite, pour Yvan Cournoyer. Ces deux hommes représentaient pour moi, comme pour tous les jeunes, deux éloquents exemples d’hommes inspirants. Travailleurs, droits, intègres, talentueux, fidèles, ils étaient faits de ce moule dont tous les jeunes garçons rêvaient de sortir.

Après toutes ces années, j’ai compris ce qui m’a tellement impressionné chez tous ces hommes et femmes du Québec qui ont marqué l’histoire : de Jean Lesage à René Lévesque, d’Yvon Deschamps à Clémence Desrochers, de Maurice Richard à Guy Lafleur, tous ces gens avaient à cœur de faire de leur mieux et de le faire aussi bien pour eux-mêmes que pour les autres.

Et c’est ce qui était derrière le projet Maîtres chez nous. C’était un projet de mieux-être pour tous, pas seulement pour quelques-uns au détriment de la majorité.

C’est aussi ce qui est derrière le projet Maîtres chez nous au 21e siècle.

Que signifie Maîtres chez nous – 21e siècle ?

C’est en quelque sorte la version 21e siècle de ce que Jean Lesage et René Lévesque ont initié en 1962. Version 21e siècle à cause des nouvelles réalités auxquelles nous devons faire face : le réchauffement de la planète, le développement de nouvelles technologies et aussi les leçons que nous tirons du premier projet.

Le but est simple : il s’agit de mener à bout le projet d’indépendance énergétique du Québec de toute forme d’énergie polluante, importée ou non.

Qu’il s’agisse de chauffage de maison, d’industrie, de transport automobile et collectif ou de toute autre forme d’activité requérant de l’énergie, nous pouvons mettre en place les infrastructures pour fournir tout le Québec en énergie propre. Ce projet créera des emplois partout au Québec, fera de nous des leaders dans le domaine des énergies vertes et fera en sorte que des milliards de dollars que sortent de chez nous y resteront.

Beaucoup se plaisent à répéter qu’un projet tel que Maîtres chez nous n’est plus possible aujourd’hui car les gens sont devenus trop individualistes, que personne n’embarquera dans un aussi vaste projet collectif. Permettez-moi d’en douter.

D’autres diront que dans une économie de marché mondialisée, comme celle dans laquelle nous vivons, un tel projet ne pourra voir le jour car la loi du marché aura préséance et empêchera l’expansion du projet dès que la concurrence y sera défavorable.

Cet argument repose sur une prémisse qui ne tient pas. Se fier sur les simples « lois » du marché pour aller dans le sens des énergies vertes s’est révélé un échec lamentable dans la lutte aux changements climatiques, comme l’a illustré Sir Nicholas Stern, l’ancien économiste en chef de la Banque Mondiale.

De plus, au moment où le monde entier fait face à une crise économique majeure et que la plupart des gouvernements du monde occidental prévoient d’investir des sommes colossales dans les infrastructures, il est absolument vital que la majeure partie de ces investissements soient consacrés à un New Deal vert !

Or, ce que nous voyons poindre comme pistes de solution, aussi bien à Ottawa qu’à Québec, ne va pas du tout en ce sens. Aucune vision cohérente n’en ressort. Au contraire, des contradictions évidentes sont inscrites à l’ordre du jour. Au Québec, de nombreux projets sur lesquels le gouvernement, Hydro-Québec et certaines entreprises misent vont exactement dans le sens contraire de l’enrichissement collectif et du développement durable. Si je suis favorable à l’épanouissement des entreprises privées, j’ai un problème lorsque l’enrichissement de ces dernières passe par un appauvrissement collectif. C’est ce qui se passe dans bien des domaines à l’heure actuelle et spécialement dans le domaine de l’énergie. Des projets tels que Rabaska ou Gentilly-2 sont de cet acabit et nous font reculer avant 1962.

C’est pourquoi mes collaborateurs et moi vous offrons ce livre. Pour vous présenter une vision d’avenir, par ce projet concret, porteur d’espoir, qui indiquera la voie à suivre à tous ceux et celles qui le liront.

Bonne lecture et retrouvons-nous ensuite pour agir ensemble sur www.mcn21.org.

4 Messages de forum

  • encore plus loin que l’énergie verte....l’ energie libre ! 11 avril 2009 04:06, par alexandre b. lemieux

    bonjour,

    bravo a vous pour cet initiative, l’union populaire est nécessaire pour faire contre poid à ces polueurs et a ces gouvernements qui ne penssent qu’a leurs élections et à leurs postefeuille.

    c’est une tres bonne idée de faire cela et de ne pas régresser par paresse ou par confort.personne n’est complettement a l’abrit de la tempète...economique ,climatique, familiale...etc.

    toute les formes d’énergie que vous avez nomées dans votre introduction sont comme vous le dites verte ,mais il y a une energie encore plus grande ,plus forte ,et encore moin poluante :l’énergie libre.

    l’énergie libre découverte par le sientifique Nicolas Tesla est réelle et peu etre captée et distribuée , elle voyage par le sol et donc n’a pas besoin de fils , elle est non poluante et renouvlable elle ne donne pas de choc comme l’électricité conventionnelle et parse que elle émet de hautes fréquences, ne perturbe pas les etre vivants comme le bétail par exemple ou les humain.

    vous direz : c’est impossible ca existerais déja ! et bien non , pourquoi,parse qu’il n’y a aucun moyen de l’emagasinée et de la vendre. c’est pourquoi quand M. tesla l’a découvert au début du ciecle et a fabriquer une tour au colorado pour la capter et la distribuée , les investisseurs américains n’en ont pas voulu et ont meme tout fait pour étouffer la découverte de Tesla.

    je ne crois pas ici vous apprendre un secret, si il y en a parmis vous qui s’interressent a l’énergie verte , il ont surement entendu parler de cet énergie libre.

    je crois que nous devrions penser mettre au jour l’histoire de Tesla,ce visionaire qui a fait avancer le progres avec plusieurs de ses invention qui nous servent encore aujourd’hui comme le Coïl de tesla que chacun de nous avons dans nos automobiles .

    je crois aussi comme vous le dites que nous devons sécuriser les aquis de ses grand visionnaires que vous avez nommer et par le fait meme en devenir nous meme et s’ouvrir a des pistes ,à des idées qui ont été mis de coté seulement à cause de l’argen et des profits.

    je serai avec vous lorse que vous passerez dans ma région et j’aurai l’occasion de partager avec vous les experience phisique et réelle que j’ai eu en compagnie d’un homme qui réusit a capter cet énergie et a faire fonctionner plein d’appareil électrique.

    voilà, bonne chance et merci. alexandre b.lemieux

    Répondre à ce message

    • encore plus loin que l’énergie verte....l’ energie libre ! 12 avril 2009 01:11, par Jacques Roberge

      À Alexandre B. Lemieux,

      Excellent message en regard de son contenu...Bravo ! Ce qui suit se veut constructif, bienveillant ! Votre texte a dû être écrit rapidement sans prendre le temps d’être relu et corrigé... PRENEZ LE TEMPS DE LE FAIRE, je vous y encourage. Être maîtres chez nous implique aussi la maîtrise de notre langue nationale.

      Quant à l’énergie libre,il faut y arriver et rapidement. Nous ferions notamment l’économie des éoliennes qui gâtent nos paysages, entre autres méfaits. À ce sujet, il faudra reprendre le slogan "ON EST CAPABLE" et expliquer cette source inconnue, sinon méconnue. On n’est pas sorti de l’auberge, mais on y parviendra... À 68 ans, je suis certain de voir cela avant de quitter la planète !

      Merci et salutations cordiales.

      Jacques Roberge

      Répondre à ce message

  • PROPOSITION de VISION D’AVENIR << LA PROSPÉRITÉ ÉLECTRIQUE >> 11 avril 2009 05:28, par Jean-Paul Thivierge

    PROPOSITION de VISION D’AVENIR << LA PROSPÉRITÉ ÉLECTRIQUE >> Si on tient compte que la plupart des GES présentement émis seront encore présents dans une centaine d’années on peut imaginer que même si tous les pays respectent le protocole de Kyoto on ne ne peut que s’adapter mais on n’a aucune chance de voir l’arrêt des cataclysmes coûteux qui frappent et qui frapperont tous les êtres vivants de la planète. Les changements et surtout les extrêmes climatiques iront encore en s’amplifiant et il y aura des milliers de morts et pour de centaines de G $ de dégâts. Depuis quelques années partout on bat tous les records de température ; le pergélisol est en fonte au Nunavut, ce qui accélère le dégagement de méthane (22XCO2) etc... Le Québec grâce à sa production d’énergie hydroélectrique produit environ 2 fois moins de GES que les USA et le ROC mais par les vents dominants les québécois sont exposés au panache des polluants nord américains. La production québécoise de GES se situent dans la moyenne des pays d’Europe qui est encore possible d’améliorer par 2 fois, surtout au secteur des moyens de transports routiers.

    Les États-uniens qui sont 5% de la population mondiale produisent près de 30 % de tous les GES présentement émis. G W BUSH et quelques-uns de ses fidèles suiveux (S Harper au ROC) prétendent que si l’Amérique respecte ce protocole ce sera la fin de la prospérité des USA et du monde industriel nord américain. Selon eux, l’ensemble de la population terrestre sera de retour au moyen âge. Cependant des scientifiques et futurologues qui ont fait une analyse sérieuse de la situation et font des prédictions pour plutôt assurer une prospérité accrue pour les prochains 50 ans. On diminuant l’émission de GES il y aura création de millions d’emplois nouveaux et diminution des dépenses à l’énergie alors tout cet argent pourra être investi ailleurs.

    Alors le Québec, même si nous sommes moins polluants il y a ici un très grand potentiel pour améliorer notre bilan. D’autre part, si en priorité, on diminue les pertes thermiques des bâtiments on peut récupérer des M$ de pouvoir d’achat qui sera utilisé ailleurs. ( 100 M$ du TWh vs 30 M$ ) environ 500 M$ /an pour 5 ans.

    Maintenant, il est urgent que le gouvernement légifère pour que les fournisseurs des 3 principales sources d’énergie, de chauffage soit Hydro-Québec pour l’électricité, les fournisseurs gaziers et les grandes pétrolières polluantes contribuent dans un fonds dédié mis en place pour mettre en oeuvre un vaste programme de rénovation en vraie efficacité énergétique devant être terminé d’ici 10 ans ( programme AEÉ ). Ce programme devra être déductible d’impôts autant pour le simple citoyen que pour les industries, les commerces et les institutions. Les salaires, la fabrication et l’achat des matériaux feront tourner l’économie et ce programme créera une ère de prospérité tout en procurant plus de confort à tous les québécois et aussi progressivement le savoir-faire deviendra exportable. Pour garder notre eau et ses avantages ici pour générer notre prospérité. D’autre part, si en priorité, on diminue les pertes thermiques des bâtiments et on incite et accélère l’utilisation de la géothermie on peut récupérer des M$ de pouvoir d’achat qui seront utilisés ailleurs.

    Alors en résumé ; Pour créer des dizaines de milliers d’emplois durables et de qualité. Primo ; la rénovation partout au Québec en efficacité énergétique pour diminuer les pertes thermiques. L’installation partout où c’est possible de la géothermie autant CII et résidentielle. Secondo ; La fabrication ici par des travailleurs d’ici de milliers d’éoliennes pour satisfaire la croissance d’électricité du Québec, en priorité, sur les terres publiques à proximité des installations d’Hydro-Québec et ensuite pour tous les besoins électrique de la côte Atlantique de l’Amérique du Nord. Jean-Paul Thivierge analyste énergie et environnement fév 07 Actuellement, les clients contribuables québécois bradent aux Etats-Uniens leur électricité propre et subventionnent de leurs réserves d’’eau le dumping de cette ressources naturelles et des emplois et de la prospérité qui en découlent. Ensuite plus tard, il y aura la production propre d’hydrogène

    Répondre à ce message

  • J’ai mon voyage de devoir aider sans mot dire les entreprises étatsuniennes à faire plus de profits et à devoir endurer la contamination de la nature et des paysages sans pouvoir m’exprimer.

    J Charest et le PLQ font des abus médiatique, illusions et mystifications J Charest annonce la Romaine ensuite pour plus de couverture médiatique il le répète avec ampleur au conseil général avec tous les médias à ses pieds. Oui, je l’admets hydroélectricité c’est propre pour la pollution de l’air MAIS pour la nature et les paysages c’est une agression assez violente…

    Cette semaine en sourdine le ministre de l’énergie C Béchard annonçait que les prix de vente aux E-U seront un prix inférieur au coût de revient réel du dernier projet ( la Romaine ) ce qui signifie, en clair, que les clients québécois vont SUBVENTIONNER les exportations ( production, transformation et transport ). En plus les québécois devront subir les impacts environnementaux et la contamination “décoration” des paysages patrimoniaux sur les sites de production, de transformation et des corridors de transport. En bref, H-Q fera du dumping d’énergie au détriment des québécois aux clients des USA sous les ordres du gouvernement libéral, à la gloire du PLQ.

    “ Le roi sait ce qui est bon pour son peuple “

    Grâce à la générosité des québécois les entreprises de services ( utilities ) vont encore augmenter leurs profits en achetant à rabais pour revendre à grands profits à leur clients à 3 , 4 . 5 fois leurs coûts d’achat ( 25¢ du KWh à N-Y ) . Ce qui est bien en soi ; pour éviter que l’exportation d’énergie à rabais devienne l’exportation d’emplois . En effet comme le dollar “canadian” s’approche de la valeur au pair il deviendra plus économique aux entreprises exportatrices québécoises de se délocaliser et de s’installer aux É-U pour augmenter leurs profits tout en créant plus de chômage au Québec.

    Pourquoi les citoyens : électeurs et contribuables du Québec n’ont-ils pas le choix de s’exprimer et même de voter sur ces nouveaux projets dont on a très peu discutés au cour de la dernière campagne électorale ? Pourquoi les citoyens de toutes les régions doivent-ils subir les installations d’exportation silencieusement ? Si, on faisait circuler partout, à l’image la commission Bouchard-Taylor, un groupe d’experts, une commission itinérante pour mieux informer et écouter la population. Si au moins on forçait H-Q et l’AEÉ à largement subventionner l’amélioration de l’enveloppe thermique et le chauffage géothermique des bâtiments chauffés partout dans toutes les régions du Québec ? Si on utilisait mieux le vent et le soleil sur les terres publiques peu habitées. Pourquoi le gouvernement ne choisit-il pas de récupérer 12 TWh d’énergie grâce à ces NÉGAWATTS ? Ainsi H-Q récupérera 1 fois et demie plus d’énergie propre à 2 fois moins cher que le projet la Romaine et les 5000 pylônes à installer pour “ décorer ” les centaines de kilomètres de paysage entre la Romaine et les frontières des clients états-uniens… ?

    Pourquoi devrait-on SUBVENTIONNER LES EXPORTATIONS même si c’est pour diminuer les émissions polluantes des centrales des É-U, puisque les prochains projets de production verte à venir aux É-U seront plus coûteux ? Pourquoi le Québec doit-il faire du “dumping énergétique” aux USA… ?

    JE SENS QUE ICI AU QUÉBEC LA DÉMOCRATIE PREND LE BORD DEPUIS QUE CHAREST S’EST COLLÉ LES MAINS SUR LE VOLANT PAR UNE ÉLECTION INUTILE DE 80 M$ …

    Jean-Paul Thivierge Analyste énergie et environnement le 24 mai 09

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

Plan du site | | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Conception & réalisation : Vincent François, Consultation Boréale