C’est du haut de mes dix ans que j’ai marché les pieds gelés pour que mon Québec soit vert. Je le défendais fièrement contre la pollution, le gaspillage d’énergie et le Suroît. J’aurais marché des heures pour cette cause qui me tenait à cœur, car mon avenir, je le voulais à mon image. Je voulais qu’il soit signe de promesses et d’espoir. Je comprenais à cet âge que l’environnement était un enjeu à prendre au sérieux. Toutefois, dans mon innocence, ma compréhension du monde était divisée en bons et en méchants.
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Cinq années ont passé depuis la marche contre le Suroît et j’avais cruellement besoin d’espoir. Mon cynisme m’écœurait, car je réalisais qu’il ne me faisait pas avancer. Or moi, je voulais aller de l’avant. Mais ma génération est écrasée par le poids du problème environnemental, amère de subir les frais de la négligence des générations antérieures et exaspérée d’avoir à trouver les solutions pour un avenir plus rose. Non... Plus vert.
Dans ma recherche de solutions, j’ai pris connaissance d’un nouveau mouvement, Maître chez nous – 21e siècle. Il dénonce les choix du gouvernement et d’Hydro-Québec en matière d’environnement et des impacts qu’ils causent sur notre économie et propose une nouvelle vision. En effet, ces décisions nous rendent dépendant d’énergies non renouvelables provenant de l’extérieur du Québec, comme le pétrole et le gaz, au lieu de nous concentrer sur nos propres énergies renouvelables.
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Ce projet n’aurait que des effets bénéfiques pour notre société. Il permettrait aux municipalités de s’autofinancer, assurerait notre sécurité énergétique, préserverait l’environnement, créerait de nombreux emplois partout au Québec et serait moins dispendieux. Nous sommes gagnants de tous les côtés, alors qu’attendons-nous pour agir ? Ce que nous attendons, c’est que le gouvernement cesse sa politique des compagnies privées qui ne servent qu’à enrichir les particuliers aux dépens de la population.
Sur ce, à toute ma génération et aux autres également, gardez espoir et combattons pour un avenir meilleur.